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SFEDNews Edito n°39 - mars 2011 : « Propositions pour l'enseignement de l'Endoscopie Digestive »
SFEDNews Edito n°39 - mars 2011 : « Propositions pour l'enseignement de l'Endoscopie Digestive » |
Ces propositions ont fait suite à une réunion organisée par le président de la SFED et à laquelle étaient présents autour de René LAUGIER : Marc BARTHET, Christophe CELLIER, Philippe DUCROTTE, Gérard GAY, Thierry PONCHON, Frédéric PRAT et Jean-Christophe SAURIN.Elles ont tout d'abord concerné le Diplôme Inter-Universitaire (DIU) d'endoscopie interventionnelle, qui deviendrait un DU, serait basé à Lyon, co-géré par Thierry PONCHON et Frédéric PRAT et sous la responsabilité officielle du premier nommé. Ce DU comporterait deux modules, l'un sur le tube digestif et l'autre sur l'endoscopie bilio-pancréatique, à choisir par les étudiants. Il se baserait sur une formation pratique sur le cochon (modèles de type EASIE® et animaux vivants), à l'Institut de Chirurgie Expérimentale de Lyon et à l'Ecole Nationale Vétérinaire d'Alfort (Paris). La possibilité de faire des stages à d'autres endroits demeurerait ouverte si la demande de formation augmentait notablement le nombre d'étudiants par an, ce qui est pourrait être le cas du fait de l'instauration d'un module « tube digestif » plus accessible que la partie bilio-pancréatique. Le volume de cours théoriques et l'apprentissage seraient identiques à ceux du présent DIU. Les formations porteraient sur tout le bilio-pancréatique sans l'écho-endoscopie pour le module correspondant et pour le second sur les dilatations (incluant les achalasies), les prothèses, les polypectomies et mucosectomies larges, le traitement du diverticule de Zenker, l'entéroscopie au Spirus, … La place de la dissection sous-muqueuse (ESD) dans ce type d'enseignement a été débattue et loin d'être acceptée de manière unanime, ou sinon avec des précautions importantes en raison de sa dangerosité. Un Diplôme d'Etudes Spécialisées Complémentaire (DESC) d'endoscopie avancée pour la formation de ce niveau 2 pourrait être envisagé pour prendre la suite de ce DU. Il nécessiterait quatre semestres, deux pendant l'internat et deux après l'acquisition du DES, dans des centres agréés. Le problème à débattre serait la plus grande restriction d'accès à l'endoscopie que ce DESC risquerait d'engendrer. La formation initiale au cours du DES suivra la maquette présentée par le Conseil National des Universités, avec un cahier des charges précis et un carnet de stage qui doit devenir fonctionnel et obligatoire pendant ce cursus. Elle comprend aussi les vidéo-capsules et l'entéroscopie. Une formation d'une durée de deux jours sur modèle animal ou animal vivant sera nécessaire. Elle est pour l'instant assurée dans le cadre des Universités d'Endoscopie, se déroulant à Limoges. De nouveaux lieux de stage devront être envisagés ou de nouveaux sponsors pourront venir renforcer celui de ces Universités. Le rôle des coordonnateurs de DES doit devenir essentiel pour le choix des étudiants à envoyer à cette formation, puisqu'elle devient obligatoire. Une formation électronique doit compléter cette maquette : c'est le rôle de la SFED de constituer un atlas d'images à destination des étudiants. Enfin, le niveau 3 de formation a été abordé : son existence est encore discutée. Trois paramètres pourraient définir ce niveau qui caractérise toute technique : en cours de validation, ayant une dangerosité particulière et ayant aussi une grande durée de courbe d'apprentissage. Ces définitions soulignent que les techniques de ce niveau sont instables dans le temps, pouvant glisser vers le niveau d'apprentissage du DU ou à l'opposé disparaître du champ de l'enseignement pour rester dans celui de la recherche. Les techniques pouvant actuellement répondre à ce niveau sont : NOTES, l'ESD (en cours de glissement vers le niveau 2 ?), l'endomicroscopie confocale, les traitements endoscopiques du reflux gastro-œsophagien, de l'achalasie et de l'obésité. Pour le moment, il n'y a pas de politique de formation à envisager mais un réseau de centres experts à mettre en place, passant par les structures des commissions de la SFED. Ceux-ci seront chargés d'assurer une vigilance pour statuer sur leur devenir et donc leur enseignement éventuel. Toutes ces propositions vont être affinées et serviront de modèle aux décisions qui seront prises dans un avenir proche pour garantir le renouvellement des opérateurs en endoscopie et leur bonne formation. Professeur René LAUGIER, Président de Société Française d'Endoscopie Digestive. |
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Ces propositions ont fait suite à une réunion organisée par le président de la SFED et à laquelle étaient présents autour de René LAUGIER : Marc BARTHET, Christophe CELLIER, Philippe DUCROTTE, Gérard GAY, Thierry PONCHON, Frédéric PRAT et Jean-Christophe SAURIN.



