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Rôle de l'IDE au cours de la coloscopie

Il est important de rappeler d’abord certains fondamentaux :
- la coloscopie est, en France, un acte médical qui n’est pratiqué que par un médecin
et ne peut être délégué
 ;
- l'infirmière est une auxiliaire médicale qui assiste le médecin ; les actes qu'elle effectue au cours d’une endoscopie (maintien ou mobilisation de l’endoscope, appui abdominal, manipulation des instruments de biopsie ou de section, …) se font sur prescription du médecin ;
- la coloscopie ne fait pas partie des actes autorisés aux infirmiers, inscrits sur la liste établie par décret ;
- dans tous les cas, le médecin demeure seul responsable de ses actes et des actions déléguées, notamment en cas de complication. La responsabilité de l’assistante ne peut être en aucun cas engagée.

Compte tenu de ces éléments, il convient de distinguer deux situations :
- l’aide ponctuelle : l’infirmière assiste le médecin au cours de l’acte ; elle peut être sollicitée temporairement pour tenir l’endoscope et l’immobiliser si, au cours d’une phase difficile de la progression, le médecin a besoin d’agir sur les deux manettes de béquillage, par exemple ;
- l’assistance continue à la progression : la progression, en particulier dans le sigmoïde, où le risque de perforation est le plus grand, est l’affaire du médecin, qui doit percevoir et analyser par lui-même en continu les éventuels facteurs de résistance à la progression. L'infirmière ne peut « pousser » le coloscope en lieu et place du médecin, car cette intervention n'est pas dans son cahier de compétences et pourrait être considérée comme une substitution et non une aide. Le médecin ne pourra être exonéré de sa responsabilité au motif de n’avoir pu apprécier directement les difficultés de l’examen.

 
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